La saga Vorkosigan

Et si les meilleurs auteurs de science-fiction américains modernes étaient des autrices ? C’est en tout cas la question que je me pose après avoir lu la prose de Connie Willis et de Lois McMaster Bujold. Je te parlerai de la première un autre jour, cher lecteur, chaque chose en son temps.

Je ne paraphraserai pas ici sa biographie que l’on peut retrouver dans une bonne encyclopédie. Alors qu’elle a publié son premier roman à trente-sept ans, elle a depuis gagné moult prix parmi les plus prestigieux. Jugez du peu :

Onze prix et trente-quatre nominations en trente-et-un ans : peste, voilà qui impressionne et laisse bien peu de place à la concurrence non ? Et si je te dis que le gros de cette production constitue une suite cohérente de romans ? Hmm, ce n’est pas forcément une bonne idée : trop d’auteurs (en particulier d’Américains) se sont lancés dans d’immenses suites de romans qui partent plus ou moins rapidement en vrille au fur et à mesure de l’épuisement de l’inspiration de l’auteur. Voyons donc ça en détail.

Lois McMaster Bujold – Par Kyle Cassidy, CC BY-SA 3.0

L’avis du renard

« La saga Vorkosigan », c’est donc le nom presque officiel (et utilisé par l’autrice1 elle-même) pour désigner les vingt-et-un romans et nouvelles longues de space opera qui se déroulent dans le même univers et qui, pour la plupart d’entre eux, tournent autour de la famille Vorkosigan. Là, c’est le moment où tu me remercies d’avoir réfréné mon envie de te pondre vingt-et-un articles sur le sujet, ce qui n’aurait eu aucun intérêt. En effet, le tout peut (et devrait) se lire comme un très long roman unique. Alors oui, c’est s’embarquer dans une aventure au long cours, mais elle en vaut clairement le coup !

Dans un futur de plusieurs centaines d’années, l’humanité à découvert le moyen de voyager à travers l’espace intersidéral au moyen de « points de sauts », chacun permettant de relier instantanément deux systèmes stellaires très éloignés. Hors de ces points de sauts, les règles de la physique connues s’appliquent – notamment les contraintes liées à la vitesse de la lumière, ce qui interdit toute communication interstellaire qui ne passerait pas par ces singularités et les rend extrêmement précieuses. Suite à l’éparpillement de l’humanité dans la galaxie et le peu de communications quotidiennes, les différentes colonies se sont fortement différenciées de par les cultures des colons et la géographie de la planète concernée.

Il arrive même qu’un point de saut, instable, disparaisse subitement ; lorsque c’est le cas de l’unique point de saut reliant la colonie de Barrayar au Nexus (l’ensemble des systèmes ainsi liés), cette dernière retombe dans un régime féodal… l’adaptation lors de la réouverture du couloir de navigation sera donc délicate.

« La saga Vorkosigan », c’est l’histoire de la famille Vorkosigan, issue de la noblesse de Barrayar – et plus précisément du fils, Miles Vorkosigan. Et je vais m’arrêter là pour ne pas te gacher les romans !

Cryoburn – le dernier tome sorti en France

Alors, pourquoi lire cette saga ?

« Parce qu’elle est géniale », pourrais-je te répondre sans grande chance de te convaincre. Alors quoi ?

Les personnages, par exemple. Très bien caractérisés et efficaces, ils ont le bon gout d’être détaillés, d’avoir une histoire – y compris les personnages secondaires et surtout d’avoir une motivation pour leurs actes : ici pas de superhéros qui font le bien parce qu’ils sont gentils ni de supervilains qui font le mal parce qu’ils sont méchants. Il y a de vraies ordures et des personnages éminemment sympathiques, mais chacun agit dans un but précis – parfois contestable, immoral, mais qui existe.

Puisqu’on parle de bien et de mal, la série évite toute forme de manichéisme mal placé. Les personnages font des actions qui ont des conséquences. Ici aussi, on retrouve parfois de véritables ordures et des personnages qui ont une profonde envie d’améliorer leur sort, celui de leurs amis, de leur famille, de la société. Et ça a des conséquences. Est-ce bien ou mal ? En général, c’est plus compliqué que ça…

C’est d’autant plus compliqué qu’avec l’éparpillement de l’humanité sur des colonies très éloignées, on se retrouve avec des systèmes politiques et sociaux très différents les uns des autres. Sans parler de l’influence des civilisations d’origine des colonies : par exemple, Barrayar a été fondée à l’origine par des Russes, des Grecs et des Français. Ah oui, parce que l’univers n’est pas uni sous une même bannière (au hasard, celle des États-Unis d’Amérique).

Sans compter que l’univers évolue au fur et à mesure des histoires. Les évènements décrits dans les différents romans peuvent avoir des impacts sur les suivants ; tout comme l’évolution scientifique et sociale suit son cours.

Mais cette saga n’a donc pas de défaut ? Au moins est-elle mal écrite ? Même pas. Le style est fluide et agréable, tout en montrant un vocabulaire riche. Cela dit, si tu adores les riches phrases sculptées et alambiquées, prépares-toi à être déçus, ici l’écriture n’existe que pour servir l’histoire.

Le plus déroutant pour le lecteur de science-fiction aguerri, c’est sans doute que la majorité des histoires sont plus proches du roman policier dans un univers de science-fiction que de l’histoire de science-fiction « traditionnelle ».

Plus haut, je te conseillais de tout lire. Peut-être devrais-je préciser que les différents volumes de la saga ne sont pas numérotés, puisque l’autrice ne les a pas écrits dans l’ordre ! Cette question a tellement été posée que l’intéressée a publié une réponse officielle (en anglais)2. Pour les non-anglophones, on peut résumer grossièrement la position officielle ainsi : Lisez les romans dans l’ordre chronologique de l’histoire. Le premier, « Chute libre », peut être lu plus tant qu’il l’est avant « Immunité diplomatique ».

Comme les résumés des livres donnent une indication (mineure certes) sur le développement de la saga, je te les mets dans une section séparée.

À lire absolument si on aime

À éviter si on cherche

Si tu as aimé cette série

Environ six-mille pages de romans ne t’ont pas suffi ? Alors lis à peu près tout ce qu’à écrit Lois McMaster Bujold, à commencer par le cycle de Chalion si ta aimes la fantasy. Saches simplement que la tétralogie « Le Couteau du partage » est avant tout une romance, mais que comme l’éditeur ne semble pas l’assumer, ce n’est pas clairement indiqué – c’est assez déroutant quand on n’est pas prévenu…


Si tu es allergique à toute forme de spoiler, tu devrais t’arrêter ici !


Les romans et nouvelles

Présentés dans l’ordre chronologique de l’histoire. Les quatrièmes de couverture sont issus, quand c’est possible, de l’édition intégrale par Nouveaux Millénaires. Je te conseille d’ailleurs cette édition malgré son format « pavé » (cinq tomes d’environ mille pages chacun), tu y gagnes des textes inédits, des commentaires de l’auteur, une traduction revisitée et harmonisée, et évite les immondes couvertures des éditions françaises d’origine. Si tu t’intéresses à la version originale vérifie que ta as le vocabulaire nécessaire sur le site de l’auteur – on y trouve plusieurs chapitres gratuits.

Couverture de l’intégrale français, tome 1

Chute libre

Leo Graf, spécialiste des soudures en milieu spatial, est envoyé par sa compagnie dans une station orbitale pour y enseigner son art aux ingénieurs qui y vivent. Il découvre sur place une réalité déconcertante : ses élèves sont des Quaddies, des êtres dotés de quatre bras. Bien que leur « humanité » ne fasse aucun doute pour qui les côtoie, la compagnie n’entend pas conférer le moindre droit à cette main-d’oeuvre gratuite et servile. Jusqu’au jour où…

Précédemment publié sous le titre « Opération Cay ». Lois McMaster Bujold a voulu écrire un roman de science-fiction plus « classique », ce qu’il est clairement, dans tous les sens du terme. Ce qui en fait le moins bon de la série – et ne l’a pas empêché d’empocher le prix Nebula 1988.

L’honneur de Cordelia

Cordelia Naismith fait partie du contingent scientifique de l’armée betane. Lors d’une mission de routine, ses coéquipiers essuient une attaque barrayarane particulièrement violente. Seule survivante, elle devient la prisonnière d’Aral Vorkosigan, un officier entouré d’ennemis dans son propre camp. Alors que tout les oppose, ils vont devoir faire équipe pour survivre.

Précédemment publié sous le titre « Cordelia Vorkosigan ». Premier roman écrit de la série, c’est le début de l’histoire de la famille Vorkosigan, et probablement le point d’entrée le plus naturel dans la saga pour le lecteur exigeant qui risquerait d’être déçu par « Chute libre ». Il forme un diptyque avec…

Barrayar

Ayant vu le jour sur une planète démocratique, Cordelia peine à s’adapter à la vie sur Barrayar, monde féodal sur lequel règne une caste de seigneurs guerriers, et où le moindre désaccord se règle dans un bain de sang. Depuis qu’Aral, son mari, est devenu régent, le clan Vorkosigan est particulièrement exposé. Alors que la guerre civile gronde, parviendra-t-elle à protéger le fils qui grandit dans son ventre ?

Ce roman (prix Hugo 1992) est la suite directe du précédent – quelques semaines en séparent les intrigues, bien qu’il ait été publié des années plus tard. Il comblait en fait un trou scénaristique entre « L’honneur de Cordelia » et les romans suivants.

L’apprenti guerrier

Recalé aux examens physiques, Miles voit les portes de la prestigieuse Académie militaire de Barrayar se fermer devant lui. D’autres se satisferaient de la carrière administrative qui s’offre au jeune homme, mais, par un incroyable tour de passe-passe dont il a le secret, il ne tarde pas à se retrouver à la tête d’une flotte de mercenaires…

Précédemment publié sous le titre « L’apprentissage du guerrier »3. On y suit les premières aventures du héros principal de la saga, Miles Vorkosigan. C’est un roman d’aventures et d’apprentissage relativement classique au fond, mais très sympathique dans son traitement.

Les montagnes du deuil

Miles a 20 ans. Alors qu’il rêve d’étoiles lointaines, l’enseigne Vorkosigan est envoyé par son père rendre la justice dans un village isolé de son District. Dans ces contrées reculées, loin des fastes de la capitale, on assassine des bébés pour un simple bec-de-lièvre. Qui, mieux que Miles, lui-même un estropié au regard de la société barrayarane, pourrait régler cette affaire ?

Ce roman court, prix Nebula 1989 et prix Hugo 1990, s’intéresse aux changements provoqués par la réintégration de Barrayar dans le monde moderne. Une histoire comme un coup de poing, qui mérite amplement ses prix.

Les montagnes du deuil, couverture US

La stratégie Vor

Avant de servir sur un bâtiment digne de ce nom, Miles doit encore faire ses preuves. Bombardé officier météo sur l’île de Kyril, il lui faut s’acquitter d’une mission simple en apparence : se faire oublier pendant six mois. Mais le tyrannique commandant de la base ne l’entend pas de cette oreille, et le jeune homme se retrouve bientôt accusé de mutinerie.

Précédemment publié sous le titre « Miles Vorkosigan », ce roman a gagné le prix Hugo 1991. Ici on a presque deux romans en un, puisqu’il y a deux parties bien distinctes. On retrouve un roman d’aventures et d’apprentissage moins classique que « L’apprenti guerrier », avec en prime un certain humour grinçant (« Il est mort de stupidité ») qui pourra surprendre.

Cetaganda

Sur Cetaganda, un attentat visant Miles et son cousin Ivan jette ces deux derniers au cœur d’une conspiration aux nombreuses ramifications.

C’est le premier roman de la série qui tient plus du roman policier que de la science-fiction pure. En fait, c’est un roman policier qui utilise la science-fiction comme élément d’intrigue.

Ethan d’Athos

Miles a confié à Elli Quinnsa première mission d’espionnage, au cours de laquelle elle va rencontrer Ethan d’Athos, un bien singulier médecin.

Un peu hors série, ce roman peut se lire indépendamment des autres. Il est très axé sur les chocs culturels entre les différentes colonies, et a été écrit en réaction à de mauvais clichés de vieille science-fiction – une fois le livre lu, tu trouveras les détails ici.

Le labyrinthe

Sous les ordres de Miles, la flotte mercenaire dendarii doit mener à bien une mission d’exfiltration dans l’Ensemble de Jackson.

Une longue nouvelle d’aventures, en plein dans la lignée de la saga.

Les frontières de l’infini

Miles, prisonnier des Cetagandans, est enfermé dans un camp de détention sur Dagoola IV, d’où toute évasion est impossible. Et pourtant…

Cette longue nouvelle est excellente, mais inhabituellement dure pour la saga Vorkosigan. Elle est aussi une excellente source d’inspiration pour tout MJ de jeu de rôles qui n’a pas peur de se faire haïr par ses joueurs…

Frères d’armes

Sur Terre, Miles s’invente un clone pour sauver sa couverture, mise à mal par les affaires de la Sécurité barrayarane. Il se pourrait cependant que la réalité dépasse la fiction…

Ce roman, initialement publié sous le titre « Un clone encombrant », est le premier d’un nouvel arc qui va apporter des changements très importants dans la vie du héros.

La danse du miroir

Mark, le clone jumeau de Miles, profite d’une absence de ce dernier pour prendre sa place à la tête de la flotte des Mercenaires Libres Dendarii, qu’il entraîne dans un raid suicidaire sur l’Ensemble de Jackson. Mais si sa gestuelle et son apparence parviennent à abuser même les plus vieux compagnons de Miles, Mark ne possède ni l’étoffe ni le génie militaire de son progéniteur. La mission tourne très vite à la catastrophe…

Sans doute le meilleur roman de toute la saga – et ce n’est pas peu dire ! L’autrice nous y montre avec brio ce que l’on peut développer comme scénario et comme ambiance sur un univers riche et des personnages complexes. Évidemment, ça nécessite d’avoir cet univers sous la main, ce qui impose au minimum la lecture de « Frères d’armes » avant d’entamer ce roman. Attention aux âmes sensibles : on trouve ici l’une des scènes les plus dérangeantes de la série : parfois, on voudrait que ce soit moins bien écrit. Mais du coup il a raflé les prix Hugo et Locus 1995.

Les couvertures anglo-saxonnes sont généralement d’un gout douteux…

Memory

Depuis sa cryo-réanimation, Miles est victime de crises de convulsions qui se déclenchent aux pires moments. La dernière a causé de graves blessures à l’agent qu’il était justement venu sauver. Une bavure qui, si elle parvient aux oreilles de la Séclmp, risque de mettre un terme définitif à la carrière de l’amiral Naismith. Alors Miles falsifie les rapports…

Dans la saga Vorkosigan, les héros ne sont pas parfaits, font des erreurs, et ces erreurs ont des conséquences. Ce roman en est la parfaite illustration. Et c’est passionnant de voir comment Lois McMaster Bujold joue avec ça.

Komarr

Envoyé sur Komarr pour enquêter sur la destruction du miroir solaire indispensable à la terraformation de la planète, le Lord Auditeur Miles Vorkosigan doit tout faire pour éviter que la situation ne dégénère en un conflit ouvert avec Barrayar. Au passage, il rencontre une certaine Ekaterin…

L’autrice a des comptes à régler suite à son divorce. Ça pourrait être anecdotique, mais ça fait un livre très orienté policier, mais plutôt sympathique, alors on ne va pas trop s’en plaindre. Comme il démarre un nouvel arc, on peut imaginer de commencer par lui – mais ce serait dommage.

Ekaterin

À la suite de l’affaire de Komarr, Ekaterin, désormais veuve, n’a d’autre choix que de venir s’installer à Vorbarr Sultana. Sur fond d’intrigues politiques et d’entomologie expérimentale, Miles se lance dans une curieuse cour dont lui seul a le secret, et dont le succès est tout à fait aléatoire.

S’il y a parfois des pointes d’humour, plus ou moins fréquente selon les romans, la saga Vorkosigan est globalement assez sérieuse. Jusqu’à ce roman qui plonge avec brio dans l’humour – et fera passer pour un fou qui ri tout seul quiconque essaiera de le lire dans les transports en commun. Et ce en portant, entre autres, sur des phénomènes de société de notre monde réel.

Ekaterin, couverture poche française

Le poison du mariage

L’homme d’armes Roïc parvient, avec l’aide du sergent Taura, à déjouer un complot visant à saboter le mariage de Miles.

Cette nouvelle est la preuve qu’on peut faire une histoire sympathique à partir d’une commande.

Immunité diplomatique

Miles endosse à nouveau le costume d’Auditeur Impérial pour se rendre sur la station Graff, au coeur de l’espace quaddie, où un meurtre non résolu et une banale rixe entre sous-officiers risquent de tourner en guerre ouverte !

Une enquête de plus, un bon livre sans être exceptionnel pour la série. C’est à peu près indispensable d’avoir lu « Chute libre » pour comprendre ce roman, et il y a beaucoup d’allusions au reste de la saga.

L’alliance

Lorsqu’il est affecté à la protection discrète et rapprochée d’une jeune représentante du beau sexe sous l’un des dômes de Komarr, le capitaine Ivan Xav Vorpatril, plus connu sous le nom de Cousin Ivan, s’applique à sa tâche avec zèle, quoique sans la moindre discrétion. Fille d’une des plus puissantes familles de l’Ensemble de Jackson, sa protégée fuit les tueurs qui ont décimé son clan. Mais Komarr n’est pas sûr, et Ivan parvient vite à la conclusion qu’il leur faut gagner Vorbarr Sultana, la capitale de l’empire, pour mettre à l’abri la jeune femme dont la vie ne tient qu’à un fil. Un fil… ou un anneau ?

Ce roman assez indépendant du reste n’est pas centré sur Miles Vorkosigan, mais sur son cousin. Pour le reste, c’est un mélange de policier et d’humour assez efficace.

L’alliance, couverture poche française

Cryoburn

Sur Kibou - daini, le pouvoir est détenu par les holdings du commerce de la mort. Ces sociétés vendent à leurs clients des lendemains qui chantent, ou plus précisément la stase cryogénique qui permettra de les atteindre. Mais lorsqu’une de ces cryocorps prétend étendre son activité dans le système de Barrayar, l’empereur Gregor voit rouge et dépêche son meilleur agent. l’Auditeur impérial Miles Vorkosigan, enquêter sur place. A peine arrivé. le Barrayaran est victime d’un attentat dont il réchappe in extremis. De là, son enquête va prendre une tournure bien différente : corruption, conspirations à tous les niveaux. kidnapping… Tout le monde a un secret à cacher. Mais comme toujours, Miles a un coup d’avance !

Pas grand-chose à dire sur ce roman sans en pourrir l’intrigue. Bon représentant du côté « policier » de la saga, il n’est pas le plus inspiré, mais vaut tout de même le détour.

Gentleman Jole and the Red Queen

Roman publié en 2016 aux USA et pas encore traduit, il provoque beaucoup de débats chez les lecteurs anglophones. Est-ce que ça veut dire que c’est un mauvais livre, ou est-ce tout simplement un texte surprenant ? Surprise…


  1. Oui, « autrice ». Comme le féminin de « auteur ». J’y reviendrai probablement. [return]
  2. N’aies crainte : malgré son esthétique constante depuis sa création à la fin des années 1990, ce site est toujours mis à jour. [return]
  3. Ce qui est un contresens sur le titre anglais que même moi n’avais pas fait. Je te conseille vraiment les traductions revues et corrigées de l’édition intégrale ! [return]
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