Les textes du Renard

La Planète des singes

Avez-vous lu « La Planète des singes » ? Je dis bien lu et non vu, parce que je ne parle pas de l’un des neuf films (1968, 1970, 1971, 1972, 1973, 2001, 2011, 2014 et 2017), ni des deux séries télévisées et encore moins des bandes dessinées, mais de l’ouvrage à l’origine de tout ça. Parce que oui, avant d’être un inépuisable filon cinématographique décliné en roman, « La Planète des singes » est d’abord et avant tout un excellent livre de science-fiction français, publié en mille-neuf-cent-soixante-trois et écrit par Pierre Boulle – à qui l’on doit aussi « Le Pont de la rivière Kwai ».

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Dans « Bibliothèque »,

L’orthographe et la réforme de 1990

Un réflexion sur l’orthographe dans son sens large, son histoire, les problèmes qu’elle pose et mon rapport à icelle. Inclus, un historique rapide de l’écriture du français – illustré d’exemples –, une méditation sur la pression orthographique dans la société française et, bien entendu, la relation de votre renard préféré à la réforme de 1990.

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Dans « Rédiger »,

Tombé du ciel

En cette aube fraiche d’automne, la base secrète numéro dix-sept de la république de Lorhingie dormait au calme. Soudain, une vive lueur verdâtre jaillit de l’ouest. Avant que quiconque n’ait le temps de réagir, le bolide fut là ; secoués par l’impact, les missiles explosèrent, entrainant l’installation entière dans la destruction. Cette attaque en traitre ne pouvait venir que de la Confédération des Unions Libres, l’ennemi juré et ancestral, qui signait là une déclaration de guerre et son arrêt de mort.

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Dans « Écrits »,

Derrière la deuxième porte du placard à balais

Le vélo s’arrêta devant le portail dans un crissement de pneus, celle qui en descendit salua de quatre bises l’homme qui se tenait là.

— Salut, Nath, j’espère que je ne t’ai pas trop fait attendre.

— Salut, Asa. Pas de problème, je viens d’arriver. Comme prévu, mon frère n’est pas là, il bosse jusqu’à la fin du mois.

Nathan toisa son amie. Asako était une femme d’origine japonaise, de taille moyenne, présentement habillée d’une jupe, d’un chemisier et d’une veste qui auraient pu être jolis si elle ne les portait pas ensemble.

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Dans « Écrits »,

L'auteur : SpaceFox

Renard et spationaute, SpaceFox comble les longs voyages entre deux missions d’exploration avec la lecture, l’écriture et les poulets rôtis. Il a fait ajouter une bibliothèque à son vaisseau, qu’il s’est empressé de remplir de science-fiction et de fantastique – le tout souvent humoristique. Quand son temps libre ne lui laisse pas le temps d’écrire, il lit moult romans, bandes dessinées et mangas, qu’il critique parfois. Si vous croisez cet avatar aléatoire, c'est probablement moi.

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Dans «  »,

Bonne nuit Punpun

Peut-être bien le manga le plus beau, le plus marquant et le plus étrange qu’il m’ait été donné de lire – jusqu’aux jaquette des différents tomes. Une lecture qui ne laissera personne indifférent.

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Dans « Bibliothèque »,

La fille-flûte

Paolo Bacigalupi n’a pas la réputation d’être un auteur drôle et optimiste ; mais plutôt d’explorer ce que l’humanité peut – ou pourrait – produire de pire. La fille-flûte est un recueil de dix nouvelles indépendantes, qui peuvent être pour la plupart être vues comme des essais d’univers, comme ça ou comme préparation de ses romans. Certaines d’entre ces nouvelles se déroulent d’ailleurs dans le monde de La fille automate. On obtient donc un recueil-choc, puissant, qui parfois (souvent ?) nous pousse, à travers des textes de pure fiction, à réfléchir sur ce que nous voulons et prévoyons comme futur pour l’humanité.

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Dans « Bibliothèque »,

Black Cat

La semaine dernière, j’ai relu les Black Cat. Ce manga est parmi les tout premiers que j’ai jamais lus ; et je ne crois pas les avoir relus depuis que j’ai acheté le dernier de la série, ce qui remonte à… j’ai la flemme de chercher, mais en tous cas beaucoup trop loin. Depuis, j’ai lu beaucoup d’autres séries, y compris dans le genre shônen (alors que globalement, les shônens m’ennuient).

Conséquence : j’ai pu confronter mes souvenirs et ma vision de mon moi d’il y a environ dix ans, qui découvrait ceslectures, avec ma vision actuelle. Le résultat a été… instructif ?

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Dans « Bibliothèque »,

Réouverture du site !

Hé oui ! Près d’un an et demie après sa création, et… près d’un an et demie après sa dernière mise à jour, je me décide enfin à faire quelque chose de ces pages — parce que vous avouerez que si vous êtes déjà passé par ici, ce n’était pas très passionnant. Mais, mis à part de bonnes intentions, qu’est-ce qu’il y a de neuf ici ?

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Dans « Nouveautés »,

Inattendu

Par un bel après-midi de printemps, le carrosse roulait à toute allure sur les petites routes des marches occidentales du royaume. À l’intérieur du véhicule, la princesse Lisitsa boudait. C’était d’ordinaire une adorable fillette, aimée de tous et rayonnante de joie. Hélas, la guerre frappait aux portes de la capitale. Le roi, inquiet pour l’avenir de son unique enfant, l’avait envoyée chez Mankas, un vieil et puissant ami qui vivait aux confins du pays, là où les envahisseurs ne parviendraient qu’une fois le reste du territoire soumis. Elle devait y demeurer jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier, ou qu’un grand malheur arrive.

La guerre eut lieu, sanglante. Et les années passèrent…

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Dans « Écrits »,

Peur du Noir

Le Don de Tignel

17 En vérité, dans sa grande bienveillance, Tignel décida d’aider les hommes. 18 Parce que la Création est malveillante, à chacun il attribua un don. 19 Alors chaque homme et chaque femme eut un don, dès sa naissance.

20 Lacanbe fut perturbée par ces Dons. 21 La Veilleuse de l’Équilibre infli­gea la Tare, qui pèse sur chaque homme et chaque femme depuis ce jour. 22 Ainsi l’Équilibre fut perpétué. [...]

37 Alors ce fut le commencement des Guerres Divines, qui mena à l’a­néantissement des Dieux Primordiaux. 38 Ainsi s’acheva le Temps des Dieux, ainsi commença le Temps des Hommes.

Cavinrile, 13, 17-24 et 15, 37-38

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Dans « Écrits »,

Rouille & Féérie

Onæce était, comme à son habitude, en train de courir entre les tuyaux tuyaux de la vieille usine, quand une lumière bleue l’inter­pella. Étrange couleur que ce bleu dans cet univers de rouille et de vapeurs toxiques et jaunâtres ; aussi la jeune fille s’empressa de chercher la source de cette bizarrerie. Elle fouilla seulement quelques instants avant de tomber sur un superbe conglomérat de délicats cristaux qu’on aurait cru ciselés dans le plus fin des des saphirs ; l’un des rares pâles rayons de soleil de l’année se ré­fractait directement dessus, produisant ainsi la lumière qui avait tant intriguée la fillette.

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